contexte de candide

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contexte de candide

Message  safasifou30 le Lun 27 Oct - 21:24

contexte de candide:
Candide est un conte en trente chapitres numérotés et titrés, publié à Genève et diffusé en février 1759, simultanément à Genève, Paris et Amsterdam. En 1761, une édition augmentée paraît à Paris.Le contexte historiqueAu cours des années qui précédèrent Candide, des événements dramatiques se succèdent, conduisant à une profonde mutation de l’Europe. Deux principaux événements expliquent l’évolution des conceptions du monde.En novembre 1755, la terre tremble à Lisbonne dans un fracas épouvantable, emportant des dizaines de milliers d’individus, dont certainement de nombreuses âmes innocentes. Cette catastrophe met fin à toutes les « théodicées » philosophiques, notamment celles de Leibniz. Comment croire qu’un monde créé par Dieu comme le meilleur entre tous les possibles et où le mal se justifie par le plus grand bien qu’il permet puisse voir cette terrible injustice se produire ? Aucune justification n’est ici acceptable. L’« optimisme », qui désigne une partie de la philosophie leibnizienne, ne peut tenir à l’épreuve des faits.La même année, une rupture diplomatique entre la France et l’Angleterre préfigure la guerre de Sept Ans qui débute l’année suivante. L’horreur de la guerre est à nouveau présente. Mais celle-ci est aggravée du point de vue français par la résonance désuète qui l’accompagne. En effet, ce conflit semble obéir à des règles de prestige héritées de l’époque médiévale, au mépris des vies humaines. Le sentiment que laisse cet affrontement franco-anglais contribue à renforcer la méfiance de certains esprits à l’égard d’une forme d’idéologie aristocratique plaçant l’honneur d’un groupe avant le respect et le bien-être des vies. Pire encore, la guerre de Sept Ans accélère le déclin de la France. Alors que le XVIIe siècle avait donné au royaume de Louis XIV un prestige inégalé, initiant dans toutes les cours d’Europe un élan culturel comparable à celui de Versailles, le XVIIIe siècle assiste à l’appauvrissement du royaume. La guerre de Sept Ans accélère cette ruine : à l’issue du conflit, la France n’est plus la première puissance européenne, car l’Angleterre lui a ravi la place.Les conséquences des événements historiques sur la pensée de VoltaireCes deux événements confirment les idées de Voltaire sur plusieurs points.Une certaine idée de l’aristocratie a vécu. Ce que l’écrivain pressentait lors des Lettres philosophiques, vingt ans auparavant, trouve ici confirmation. Dans sa comparaison entre le système bourgeois anglais et le système nobiliaire français (voir les parties « Les belles pages » et « Entraînement aux épreuves littéraires »), Voltaire y soutenait déjà la supériorité du premier, plus apte à favoriser le progrès. En France, les préjugés sur la naissance étaient en effet jugés comme autant d’obstacles à la reconnaissance du mérite. Et l’honneur revenait à l’Angleterre d’avoir compris cela avant les autres pays européens.La guerre, jugée par les Lumières comme hors-la-loi, révèle ici son inutilité, ses dangers et sa cruauté. Capable d’appauvrir une contrée entière au nom de l’intérêt de quelques-uns, elle doit être l’occasion d’une sévère remise en question. L’optimisme de Leibniz a également vécu. Voltaire se rallie aux détracteurs de cette thèse et s’attache à la combattre, pensant qu’elle empêche une réflexion saine sur les conditions du progrès. L’optimisme paralyse la liberté d’action puisque, poussée à l’extrême, cette doctrine conduit à une forme de fatalisme. Il est désormais urgent de mettre au point une morale simple qui favorise le bonheur individuel et le progrès collectif. Le travail d’une société aux valeurs bourgeoises apparaît comme la solution idéale permettant de ne pas sombrer dans le pessimisme que le monde aurait tendance à nous faire adopter.
Résumé;A noter : les chiffres romains entre parenthèses renvoient aux numéros des chapitres.Le jeune Candide, enfant naturel dont le nom révèle le caractère, vit dans ce que son maître Pangloss appelle « le meilleur des mondes possibles », c’est-à-dire en Vestphalie, dans le château du baron de Thunder-ten-Tronckh, son oncle probable. Le jeune homme mène une existence heureuse dans cet univers clos sur lui-même et autosatisfait. Candide est ébloui par l’illusion de puissance du baron et par la philosophie optimiste du docteur Pangloss, qui enseigne que « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », résumé caricatural du providentialisme de Leibniz. Candide est également fasciné par la beauté de mademoiselle Cunégonde, la fille du baron. Mais lorsqu’il y touche et que le baron s’en aperçoit, il est chassé du château, comme Adam du paradis (I). Errant et pauvre, Candide est pris dans une tempête de neige, avant d’être enrôlé de manière discutable dans l’armée bulgare. Pris pour un fuyard, il est rattrapé et fessé, échappant de justesse à la mort pour assister à la guerre et à ses massacres (II-III). Il déserte et fuit jusqu’en Hollande, où il découvre l’intolérance et l’hypocrisie sectaire d’un prédicateur huguenot. Le hasard lui fait rencontrer Pangloss, rongé par la vérole. Ce dernier lui apprend la destruction du château, ainsi que le viol et la mort de Cunégonde, à cause de l’armée bulgare. Le baron, la baronne et leur fils ont également été tués. Candide et Pangloss sont recueillis par Jacques, un bon anabaptiste qui les emmène au Portugal où il se rend pour son négoce. Hélas, lorsqu’ils sont au large de Lisbonne, une terrible tempête se déchaîne, le bateau est englouti et l’anabaptiste meurt noyé. Le jeune homme et son maître échappent miraculeusement au même sort et parviennent à la ville portugaise. A leur arrivée, un violent tremblement de terre se produit. Les deux compères sont saisis et déférés à l’Inquisition pour propos subversifs. Pangloss est pendu et Candide flagellé, à l’occasion d’un autodafé censé empêcher la terre de trembler de nouveau (IV-VI). Une vieille dame recueille le jeune homme et le soigne. Elle lui présente une belle jeune femme qui n’est autre que Cunégonde. Elle confirme à Candide qu’elle a été violée, puis éventrée. Sa survie est donc miraculeuse. Elle est désormais la maîtresse de Don Issachar, un banquier juif, et du grand Inquisiteur de Lisbonne. Menacé par ces deux hommes, Candide les élimine l’un et l’autre, puis s’enfuit avec Cunégonde et la vieille en direction de Cadix. Ils prennent place dans un bateau appareillant pour Buenos-Aires, pour combattre la rébellion contre les rois d’Espagne et du Portugal. Lors de la traversée, la vieille raconte son histoire : fille d’un pape et d’une princesse, elle a connu une enfance de joie et de luxe, avant de voir son fiancé empoisonné et sa mère enlevée, d’être vendue comme esclave puis d’être battue par son maître. Au final, elle est devenue la servante de Don Issachar. Les autres passagers racontent également leur histoire, chacune plus sinistre que la précédente (VII-XIII). A peine arrivés à destination, les deux amoureux sont à nouveau séparés, car la vieille dame conseille à Candide de s’éloigner. En effet, ’Inquisition a retrouvé.

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